Mon beau-frère est community manager

 

Enfin, quand je dis mon beau frère, c’est le copain de ma sœur, mais ça fait un moment qu’ils sont ensemble, alors il fait presque partie de la famille.
Thierry est donc community manager. Si vous chez cherchez un job au pays basque, c’est ici : https://merka-tic.com/reseaux-sociaux-marketing-pays-basque/

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc allez vous me répondre. Et bien c’est ça !
http://www.metiers.internet.gouv.fr/metier/community-manager-animateur-de-communautes-web

Faut dire que ça lui va bien, avant il animait des colonies de vacances… Passons…

Community manager

Nous discutions de son job l’autre jour, et je dois dire qu’il ne m’a pas réellement convaincu.
Je ne dis pas que c’est totalement inutile, mais de là a avoir quelqu’un de totalement dédié à ce job dans une entreprise, je me pose quand même des questions.

Il a commencé dans une assez grosse boite il y a 4 mois, et que je ne veux surtout pas lui attirer les foudres de son employeur, alors je vais éviter de laisser transparaitre le nom de cette entreprise.

En quoi consiste ce job ?

La société pour laquelle il travaille a plusieurs sites pour vendre diverses choses à ses clients.

Une boutique en ligne, ou ceux-ci peuvent laisser leurs avis
Un petit forum où les clients peuvent intervenir
Une page Facebook spéciale entreprise
Des pages Twitter et Google plus, en gros c’est comme facebook, mais fait par Google.

Son métier consiste donc à faire que le rayonnement positif de la marque soit le meilleur possible sur le web. Il faut savoir que les clients ne se contentent pas d’utiliser ces pages, notamment lorsqu’ils sont mécontents, mais qu’ils vont aussi le faire sur des forums ou des blogs externes à l’entreprise. Il est donc là pour surveiller tout ce qui se dit, et tenter d’éteindre le feu quand un client déblatère sur la société.

Il m’a fait découvrir son quotidien que je vous retransmets.

Il commence le matin en récupérant (avec des logiciels dont j’ai oublié les noms) tout de qui s’est dit sur la marque dans la nuit. Et il reste connecté dessus toute la journée.

La plus grande partie de sa journée va donc consister à répondre aux internautes mécontents en essayant d’apaiser leur vindicte lorsqu’ils ont eu un problème avec un produit, lorsqu’ils trouvent que c’est trop cher, quand le livreur s’est planté, quand on raconte que les concurrents sont meilleurs.

Et bien sûr, tout cela, il faut le faire avec doigté pour ne pas se faire lapider par des commentaires massacrants.

Il doit s’inscrire sur des tas de forums pour pouvoir répondre, et le faire sur les pages de la société.
Son rôle consiste aussi à identifier des internautes, des blogueurs, qui pourraient dire du bien de la marque et des produits sur le web.

Il nous expliquait aussi qu’il se créait des faux comptes sur des forums, sur des blogs, pour se faire passer pour un client satisfait quand d’autres vilipendaient la marque.

À la fin du repas

Ma mère n’a rien compris, mon père qui est un peu plus hype écoutait en faisant la moue, et Julie et moi nous sommes amusés à lui dire qu’il passait son temps à glander sur Facebook, sacré boulot !

Mon avis sur ce job.

Moi qui suis actuellement en stage au contrôle qualité dans une société dans l’alimentaire, j’ai l’impression de faire un vrai métier, même en stage.

Alors que lui, j’ai quand même un peu l’impression qu’il glandouille derrière son ordi toute la journée. D’ailleurs, c’est parfois le cas de son propre aveu.

À quoi sert un community manager ?

En partie à faire de la publicité déguisée, cachée, mensongère.

Attention, je ne dis pas que Thierry ne sert à rien, il est utile qu’une marque puisse répondre à ces clients sur le web, mais je trouve quand même cela vachement mercantile et tendancieux.

Je comprends parfaitement qu’il soit à l’écoute pour répondre à des questions, renseigner les clients, mais le trucs des faux comptes et des petits cadeaux aux blogueurs pour aller récupérer des articles dithyrambiques sur la marque, je trouve ça un peu limite. Comme quoi il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le web.

Et puis quand on connait à quel point Thierry n’est pas vraiment un gros bosseur, je me demande si ce job est très utile et rentable pour sa société… Mais non, je t’adore Thierry, et ne t’inqiète pas, ton anonymat est préservé.

Et vous, vous connaissiez ce métier ?

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